Le formulaire vous laisse déposer de deux façons, en anonyme ou en confidentiel. Ce choix porte sur votre identité, et sur elle seule. Le circuit de traitement, les délais, vos droits et la façon dont le dispositif vous répond restent les mêmes dans les deux cas.
Le dépôt anonyme
Le portail ne vous demande ni nom, ni adresse, ni téléphone. Il l'annonce en toutes lettres : « Aucun élément d'identité n'est demandé. Le dialogue reste possible grâce à votre code de suivi. »
Le dialogue reste donc ouvert. Les retours et l'accusé de réception arrivent dans la messagerie du dossier, que votre code rouvre.
Votre code de suivi est alors la seule façon de revenir sur le dossier. Si vous le perdez, personne ne peut vous retrouver pour vous en donner un autre, et c'est la contrepartie directe de l'anonymat.
Le mode anonyme protège l'identité que vous n'avez pas donnée. Le contenu de votre récit, en revanche, peut vous désigner par une date, un lieu ou un détail que peu de personnes connaissent. Relisez-vous avec cela en tête.
Le dépôt confidentiel
Vous donnez votre nom, et facultativement une adresse, un téléphone et un moyen de contact préféré. Ces informations partent dans un coffre chiffré, tenu à part du dossier. Les gestionnaires travaillent donc sur un dossier qui ne porte pas votre nom.
Ouvrir ce coffre est un acte à part entière. Il faut un droit accordé nommément sur ce dossier, et un motif écrit. Il faut aussi confirmer par un code reçu par courriel. Le journal des accès enregistre l'ouverture avant que l'identité s'affiche, et quand cet enregistrement échoue, l'identité ne s'affiche pas.
Ce coffre s'ouvre à ces conditions, et chaque ouverture porte le nom du compte qui l'a faite. Cette ligne du journal se lit pendant la durée de conservation réglée pour le circuit du dossier. Sur un dossier anonyme, aucun coffre n'existe, et il n'y a rien à ouvrir.
Comment le dispositif vous répond
Le canal de retour est le même dans les deux modes, la messagerie du dossier. Le dispositif n'écrit jamais à votre adresse e-mail, même quand vous l'avez donnée, car les courriels qu'il envoie partent tous vers des comptes de la console. Ils annoncent une échéance à traiter, transmettent un lien de connexion à la console, ou portent le code à six chiffres qui confirme un acte sensible.
L'adresse et le téléphone saisis en confidentiel vivent dans le coffre. Un gestionnaire qui souhaite vous appeler doit donc ouvrir ce coffre, avec le motif écrit et le code de confirmation décrits plus haut, et cette ouverture est enregistrée à son nom.
Choisir entre les deux
Le bon choix dépend de ce que vous signalez, de qui est en cause, et de ce dont vous avez besoin ensuite.
Donner votre nom simplifie souvent le travail des gestionnaires, par exemple pour organiser un entretien. Garder l'anonymat ne réduit en rien vos droits. Le choix se fige au moment de l'envoi et ne se reprend plus après, donc arrêtez-le avant de cliquer. Voir Choisir entre anonyme et confidentiel.